AUTOUR DU SILENCE CHRONIQUE DES TEMPS MORTS Dans l'épaisseur des langues les matins lèchent le silence de nos mères quand leurs mains pétrissent les corps apprêtés aux semailles du vent on les nomme sauvagement croupes juments berbères elles galopent dans le fumier des anges font grincer les coeurs à la rimaille d'un lieu sculpté à même l'hiver une larme serpente la dorsale de leurs rêves à l'affût des étangs grenouillards ces géantes gravent des gestes neufs sur la courbure du jour oubliant leurs fils dans le magma des fatigues elles grignotent les secondes pour faire croire que ça sent bon vers le haut tandis qu'en bas les hommes rotent durant cette inertie l'univers dépose des lumières sur l'oeil réduit devant tous les feux au regret de n'avoir pu énumérer quelques enfants mauves femmes d'éternité leurs chevelures s'enroulent autour d'un chaud frisson quand la mémoire de leurs jambes ... Sitemize Üyelik ÜCRETSİZDİR! |